Bienvenue sur notre rapport d’activité 2025
La Carsat Bretagne publie pour la quatrième année la version digitale de son rapport d’activité. Ce format permet en quelques clics de retrouver les temps forts, les principales actions et les projets marquants de l’année 2025.
Bonne découverte à tous !
La Carsat Bretagne
à vos côtés
Nos équipes
Nos résultats 2025
La RSO au
quotidien
Préparer et payer les retraites
Accompagner les séniors
Aider les publics
fragilisés
Prévenir les risques professionnels
Découvrez le Rapport d’activité 2025 avec Laurent Jaladeau
Nos missions
La Carsat Bretagne, organisme de Sécurité sociale, assure quatre grandes missions de service public pour être aux côtés des salariés du régime général, des indépendants et des entreprises tout au long de la vie professionnelle et au moment de la retraite :
- La préparation et le paiement de la retraite : la Carsat suit et met jour la carrière des salariés du régime général et des travailleurs indépendants, les informe sur leurs droits, les accompagne dans la préparation de leur future retraite, traite les dossiers et verse les pensions.
- L’accompagnement des seniors : la Carsat octroie des plans d’aide aux retraités autonomes mais fragilisés pour préserver leur autonomie, elle contribue au maintien du capital santé et du lien social, elle participe à l’amélioration des lieux de vie collectifs.
- L’accompagnement des publics fragilisés : le service social accompagne pour faciliter l’accès aux droits et aux soins ainsi que pour prévenir le risque de désinsertion professionnelle des assurés confrontés à un problème de santé.
- La prévention et la tarification des risques professionnels : la Carsat assure les entreprises et œuvre auprès d’elles pour les aider à préserver la santé et la sécurité de leurs salariés afin de réduire les accidents du travail et les maladies professionnelles.
En outre, la Carsat Bretagne gère aussi le Compte Professionnel de Prévention (C2P) pour les salariés de toute la France.
Nos valeurs
En 2019, des salariés volontaires se sont réunis lors d’ateliers de réflexion pour définir nos valeurs socles. Ces 4 valeurs, réaffirmées en 2023, continuent de nous guider dans nos actions quotidiennes.
Solidarité
Consiste à aider les collègues lorsqu’ils en ont besoin en fonction de ses connaissances, de ses compétences mais aussi de l’intérêt de l’organisme et des usagers.
Confiance
Responsabilité
Respect
Nous incite à agir envers chacun avec égard. Cette valeur est favorisée par la connaissance de ses collègues : c’est facilitant de savoir à qui nous adresser en cas de besoin.
Nous restons proches de nos publics :
- Retraités
- Entreprises
- Actifs
Sens
Laurent Jaladeau
Directeur de la Carsat Bretagne
Promesses tenues !
Le bilan de l’année 2024 révélait qu’elle avait été compliquée mais prometteuse. Nous recensions alors des initiatives qui permettaient d’envisager l’avenir avec confiance. Ces espoirs ont été confirmés.
En 2025, l’une des illustrations le plus magistrales tient dans la performance des processus Carrière et Retraite. Ainsi, 41 000 dossiers droits propres ont été traités avec un taux de qualité de 92,2 % : nous n’avons jamais réalisé autant de dossiers en une année tout en améliorant leur qualité. Ce succès s’est nourri de plusieurs facteurs : la refonte de la répartition des flux de dossiers, la qualité du pilotage, l’adoption de la spécialisation raisonnée, l’organisation, l’arrivée de nouveaux collaborateurs. Ces progrès ont contribué à améliorer les conditions de travail et à l’engagement des équipes dont la productivité a progressé de près de 10 %. Tous les services, qu’ils soient à la carrière, aux droits ou à la direction comptable et financière, y ont contribué.
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Nous avons simultanément renforcé notre attention vers les publics fragiles pour améliorer le recours aux pensions de réversion, à l’Aspa (Allocation de solidarité aux personnes âgées) ou encore en participant aux expérimentations sur les « Territoires zéro non-recours ». 17 000 rendez-vous physiques se sont conjugués à 23 webinaires pour compléter notre offre digitale qui concentre désormais la majorité des dossiers.
En se fondant sur ses diagnostics de territoire, le Service social a notamment déployé ses ateliers sur la souffrance au travail et a consolidé son offre vers les travailleurs indépendants (TI). Il s’est également appuyé sur ses liens partenariaux pour poursuivre la politique de désinsertion professionnelle en cherchant notamment à détecter le plus tôt possible les risques en la matière.
En action sociale, nous avons mené des travaux fondateurs avec la fédération des centres sociaux pour définir les modalités d’une expérimentation commune dans huit centres sociaux avant de déployer la mission vieillissement dans l’ensemble du réseau afin de développer les liens sociaux pour bien vieillir.
Nous avons aussi investi dans la promotion d’Icope, programme digital de santé publique de soins intégrés qui permet d’expérimenter une nouvelle approche préventive en ciblant six capacités fonctionnelles. 4 349 assurés bretons y adhèrent désormais.
Enfin, 2025 a été une année pleine pour le déploiement des nouveaux programmes nationaux et les approches sectorielles à la direction des risques professionnels. Ce cadre modifie profondément l’activités de nos équipes puisque l’essentiel de leur activité se déploie désormais selon les ciblages d’établissements réalisés par la Caisse nationale d’assurance maladie à partir des statistiques de sinistralité.
L’autre grand bouleversement dans ce domaine est la gestion des aides financières du Fipu (Fonds d’investissement pour la prévention de l’usure professionnelle). Crédité de 8,9 millions d’euros pour la Bretagne, son activation a finalement mobilisé plus de 12,5 millions d’euros. Soit un total de près de 17 millions toutes aides confondues mis ainsi à la disposition des entreprises pour améliorer la sécurité de leurs salariés.
Depuis 2019, nous avons résolument pris le parti de privilégier les services métier dans l’attribution de nos moyens. Cela a permis d’améliorer le service rendu à nos usagers ainsi que l’efficience des fonctions supports. Alors que leur coût était en 2018 supérieur de deux points à la moyenne nationale, il figure désormais parmi les mieux placés du réseau des Carsat. Cette contribution décisive de nos collègues mérite d’être saluée.
Les taux de réalisation des CPG toutes branches confondues sont de 94,49 %. Au regard des multiples contraintes qui ont été les nôtres, c’est un constat très satisfaisant. Et les initiatives prises par les équipes renforcent notre confiance dans l’avenir à assurer un service public et des conditions de travail de qualité.
Pour tout cela, un grand merci aux équipes pour leur engagement et au Conseil d’administration pour son soutien.
Les temps forts de l’année 2025
Revenons sur les évènements et dispositifs qui ont marqué notre année 2025
JANVIER 2025
Signature d’une convention de partenariat entre la Carsat et les Petits frères des Pauvres
L’objectif : lutter contre l’isolement des personnes âgées.
MARS 2025
14ème édition des RDV de la retraite
1 300 rendez-vous, dont 75 % en présentiel et 25 % par téléphone.
AVRIL 2025
3 entreprises du Finistère récompensées pour avoir intégré la santé-sécurité dès la conception
MAI 2025
HappyVisio : nouvelle offre de prévention digitale lancée pour les retraités bretons !
JUIN 2025
2ème édition – Forum emploi inter organismes
Les métiers de la Sécu se dévoilent au grand public.
JUIN 2025
3ème édition du forum Destination Retraite à Carhaix
JUIN 2025
Optimisation des paiements
ETE 2025
Un nouveau simulateur en ligne créé par la Carsat Bretagne
SEPTEMBRE 2025
80 ans de la Sécurité sociale au lycée Bréquigny (Rennes)
Octobre 2025
Participation de la Carsat au Salon Entreprendre dans l’Ouest
Présence des équipes des Risques professionnels, du Service social et de la Retraite.
Novembre 2025
Participation du service social au forum emploi et handicap à Vannes
Novembre 2025
Signature d’une convention de partenariat avec la Fédération des Centres Sociaux et Socioculturels de Bretagne
L’intelligence collective
Depuis 2019, nous développons un projet culturel qui entend faire évoluer notre ADN vers plus d’intelligence collective. Nous nous inscrivons ainsi pleinement en accord avec les recommandations de l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS) ou encore celles du rapport de l’Inspection générale des affaires sociales (Igas) publié en 2025 sur les pratiques managériales : un fort degré de participation des travailleurs, une autonomie soutenue par la hiérarchie et la reconnaissance du travail accompli.
En 2025, nous avons engagé la généralisation du socle de bonnes pratiques identifié en 2024, que nous réaliserons progressivement : feedback continu tant sur le plan individuel que collectif, des rituels qui ont du sens tant humainement que techniquement, l’utilisation du management visuel, le traitement des irritants, la concrétisation de simplifications et d’innovations, la création de temps réguliers au sein du service pour que chaque collaboratrice et collaborateur échange sur la réalité de son travail. Une nouvelle promotion de sept équipes bénéficie d’un accompagnement individualisé sur plusieurs mois pour les mettre en place. D’autres leur succèderont à mesure qu’elles auront atteint leur objectif.
L’ensemble de la hiérarchie étant désormais simplifiée, l’équipe de direction gère pour l’essentiel en direct les managers opérationnels. Cela lui permet de comprendre plus rapidement leurs contraintes et leurs difficultés, de les encourager à les résoudre ou à les accompagner pour cela. Cette organisation réduit les délais, valorise les initiatives, renforce notre cohésion. Nos réflexions y gagnent en pragmatisme et les projets en rapidité.
Au-delà de cette démarche structurelle, plusieurs indices révèlent qu’un nouvel état d’esprit plus en confiance et collaboratif prospère et créé les conditions de nouvelles initiatives. Ainsi, un dénombrement sommaire et incomplet montre que plus d’une soixantaine d’innovations et simplifications se sont concrétisées l’an dernier.
Cela fait maintenant plusieurs années que nous nous attachons à développer notre intelligence collective pour améliorer nos conditions de travail et le service à nos usagers. C’est un travail difficile, exigeant et enthousiasmant.
Difficile car nous prenons à rebours la culture de notre organisme qui était marquée par un fonctionnement très hiérarchique et formel dont le bien-fondé (notamment la couverture des risques financiers) s’est abimé à la fois dans ses excès, dans la mutation d’un environnement devenu plus instable, des exigences de nos usagers et de l’Etat plus nombreuses et de plus haut niveau.
Difficile car la logique collaborative repose sur la confiance et la responsabilité. Elle suppose le lâcher prise, la régulation plus que le contrôle. Elle repose sur l’expression et la régulation des ressentis et des opinions, ce qui n’est pas toujours naturel pour chacune et chacun de nos collègues. Le temps qu’elle requière est un investissement pour que les équipes se comprennent, saisissent le sens de ce qui leur est demandé, s’autorisent à prendre des initiatives avec, bien sûr, le droit à l’erreur pour s’améliorer.
Exigeant car nous devons distinguer l’important de l’urgent, nous remettre en cause, nous ouvrir à de nouvelles méthodes (la communication non violente, la décision par consentement, l’élection sans candidat, la subsidiarité, …). Sur ce chemin là nous nous pouvons nous tromper, les régulations ne fonctionnent pas toujours, les expressions manquent parfois. Pour autant, nous avançons avec de vrais motifs de satisfaction.
A titre d’exemple, je citerais volontiers la mise en œuvre d’une démarche participative à la direction des interventions sociales. Elle s’appuie sur une assemblée de 15 collègues qui représentent l’ensemble des métiers du service social. Ils sont désignés par leurs pairs et étudient tous les sujets qui les concernent pour prendre les décisions qui leur semblent le plus adaptées.
Nous poursuivrons notre marche vers une plus grande autonomie collective avec l’expérimentation en 2026 d’une gestion par processus afin de gagner en cohésion et en fluidité dans les relations interservices. Ces évolutions doivent nous permettre d’atteindre nos objectifs de Contrat pluriannuel de gestion (Cpg) et surtout de développer notre capacité d’innovation pour améliorer le service rendu et nos conditions de travail. Des paramètres atteints l’an dernier, notamment grâce aux bons résultats obtenus lors des deux baromètres sociaux semestriels.
Un rôle économique et social régional majeur
RETRAITE
7,8 milliards d’€
de prestations vieillesse
(dont 96,22 % au profit de retraités de la région
2 résidents bretons de + de 60 ans sur 3 sont prestataires de la Carsat)
ACTION SOCIALE
20,3 millions d’€
d’aides individuelles au titre de l’action sociale aux personnes âgées
RISQUES PROFESSIONNELS
15,5 millions d’€
de subventions et de contrats de prévention pour la région